fleche_rouge_droit.gifCours théorique en salle d'Octobre à Mars

   Les jeudis de 18h15 à 19 H15 

     4 quai Turgot à Montluçon  .    

Ouverture de la bibliothèque et permanence des responsables à partir de17H30 

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LES MALADIES LES PLUS FREQUENTES

(cours, les 14 février 2019)

La-Tavelure-du-pommier_-1.jpgLa Tavelure :

Causée par Venturia inaequalis, elle touche les pommiers et les poiriers dont les feuilles présentent de petites taches brunes.

Les fruits se déforment et se tachent de brun.

Les jeunes rameaux peuvent se dessécher.

teeleechargement.jpgLa Cloque :

Causée par le champignon Taphrina deformans, qui s’attaque aux feuilles, aux jeunes pousses et parfois même aux fruits des pêchers et des nectarines.

Les feuilles deviennent rouges ou vert pâle et s’enroulent sur elles-mêmes puis s’épaississent et se boursoufflent.

oidium_pomme_-1.jpgL’Oïdium :

Le terme d’oïdium est à employer au pluriel ; il désigne une maladie cryptogamique causée par différentes espèces de champignons. La maladie est, également, appelée « maladie du blanc ». Elle s’attaque, à diverses essences, comme le pommier, l’aubépine, le cognassier, mais, aussi le chêne, la tomate, etc…

Chez le pommier et le poirier, le champignon responsable est Podosphaera leucotricha. Certaines variétés de raisins de table sont plus tolérantes à l’oïdium, et, donc, intéressantes pour l’amateur, comme le perdin blanc, l’amandin blanc ou l’aladin noir.

rouille_grillageee__1.jpgLa Rouille :

Causée par le champignon, Gymnosporangium sabina.

La face supérieure de certaines feuilles présente des auréoles rougeâtres ou jaunâtres, alors que la face rouille_grillageee__2.jpginférieure présente de petites pustules poudreuses dont la couleur varie du beige à l’orange.

A l’automne les pustules présentes sur les feuilles du poirier vont continuer à se développer sur le juniperus voisin.

La prophylaxie passe par l’élimination des genévriers à proximité.

LE TRAITEMENT DE REFERENCE: (voir rubrique les travaux du mois)

CUIVRE_SULFATE.jpgLe sulfate de cuivre est obtenu par l’action de l’acide sulfurique sur le cuivre métal. Le sulfate de cuivre, neutralisé par la chaux, constitue la Bouillie bordelaise.

On peut la préparer, soi-même, en prenant soin d’utiliser des seaux en plastique et de porter des gants.

On la trouve prête à l’emploi, dans les jardineries. La bouillie bordelaise se présente en poudre finement micronisée, mouillable ; elle est dosée à 20% de cuivre métal.

Le sulfate de cuivre est le sel qui a la plus longue durée d’actionPour la bouillie bordelaise, la libération des ions cuivre est lente, sa permanence Bouillie_1903.jpgd'action est de 3 semaines sans lessivage.

Le cuivre a une action majeure sur: .

  • le mildiou de la vigne et  de la pomme de terre.
  • La moniliose (pêche, abricot, cerise).
  • La cloque du pêcher.
  • La tavelure.

Actuellement, se pose la question de l’interdiction de l’usage de la bouillie bordelaise en raison de son impact sur l’environnement .L’association, au cuivre, des purins végétaux, en prévention, sont des éléments favorables au maintien de l’utilisation de la bouillie bordelaise.


Utiliser le savon noir à bon escient:

Le  savon noir est traditionnellement utilisé par les jardiniers pour lutter contre nombre de parasites des plantes (rosiers, arbres, annuelles ou vivaces).Mais pour éviter de nuire à la santé des végétaux, certaines précautions d'usage s'imposent.

Obtenu par saponification à partir d'un corps gras (huile d'olive, de lin, de coco, de palme...) et de potasse, le savon noir est utilisé en pulvérisation foliaires, sur les parties infestées. Il bouche les organes respiratoires des insectes et provoque leur mort par asphyxie.

aleurodes.jpgSon action est immédiate sur les petits insectes, tels que les PUCERONS, les ARAIGNEES ROUGES, les ALEURODES, les COCHENILLES, les PSYLLES, et les THRIPS, ainsi que sur leurs oeufs et leurs larves.

En revanche, il n'a aucun effet sur les insectes de plus grande taille, comme les chenilles.

Bien que ce produit soit naturel (à condition de choisir un produit exempt d'additifs chimiques) et biodégradable, quelques précautions d'usage s'imposent, car, des effets phyto-toxiques, tels que des brûlures foliaires et racinaires, ont été observées.

Pour évite ce problème, il faut RESPECTER LES DOSES PRECONISEES: 5 cuillerées à soupe dans 1 litre d'eau tièdesavon-noir-extra-pur-formule-epaissie-speciale-jardin-5-litres.jpg. Une fois la préparation refroidie, on la pulvérise sur les parties atteintes, en prenant soin de ne pas oublier l'envers des feuilles.

On procède au traitement, le matin ou le soir, pour éviter le plein soleil et la forte chaleur, utiliser de préférence, un pulvérisateur à buse fine, pour éviter le ruissellement. Il est conseillé de rincer à grande eau les plantes les plus sensibles (capucines) après avoir laisser agir le produit une demie-journée.

L'utilisation du savon noir sur les plantes aromatiques ou les salades n'est pas recommandée....

Extrait de: Jardinier bio magazine, N°54 - Avril 2019

Purins et autres extraits végétaux :


Pour renforcer la résistance de nos plantes, traiter certaines maladies ou éloigner certains parasites, pourquoi ne pas préparer soi-même les sauces ?


Le purin d’ortie reste la référence, mais, la prêle, l’ail, la consoude, la fougère, la tanaisie constituent un véritable arsenal facile à constituer pour apporter force, vitalité et résistance.


Contrairement aux idées reçues, les purins ne sont pas des engrais organiques. Ils stimulent à la fois la croissance et les défenses immunitaires. On parle, alors, d’effet éliciteur.


Dans un premier temps ces préparations agissent au niveau du sol en réactivant la flore microbienne. L’effet est d’autant plus spectaculaire que le sol est pauvre ou dégradé.


L’objectif n’est pas d’éradiquer définitivement les parasites (ceux-ci ont leur place dans l’écosystème) mais de faire en sorte qu’ils ne représentent pas une menace trop importante pour les récoltes.

Comment les fabriquer :


On distingue les macérations, les décoctions, les infusions et les purins par leur  mode de préparation
Le but est toujours le même : extraire les principes actifs des plantes sauvages aux propriétés intéressantes.

Le mode opératoire :


Coupez tiges et feuilles en gros morceaux et faites les tremper dans de l’eau de pluie, de préférence, non calcaire, non chlorée.
On privilégie les plantes fraîches pour les préparations  « stimulantes », et les plantes sèches pour les préparations plutôt « curatives.
Que ce soit en préventif ou en curatif, il est nécessaire de répéter les interventions à raison d’une fois par semaine sur deux mois.
Seul le purin peut être conservé sur une longue durée (6 mois) ; il ne faut pas hésiter à en préparer de grande quantité. 
Stockez vos purins dans des récipients plastiques opaques, bien étiqueter, à l’abri des mains innocentes.

 


Date de création : 30/04/2018 . 12:34
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